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Ingrid Betancourt est libre!!!

Aujourd’hui, il n’y a rien d’autre à dire, il n’y a pas d’autre sujet qui compte. Ingrid Betancourt est libre est c’est le seul évènement qui a de l’importance.

Je n’aurais pas la prétention de faire tout un discours sur la vie, le courage, la ténacité de cette grande Dame. Je ne peux trouver les bons mots pour tenter d’approcher la joie et le soulagement que sa famille a certainement ressentis. J’arrive tout juste à réaliser la puissance de ce qui vient de se passer.

6 ans et 4 mois, une éternité dans une vie de femme, une vie de mère. Comment imaginer la force qui lui a fallu pour garder espoir, pour continuer à se battre, pour avoir envie d’y croire jour après jour. Et le dénouement parait si simple qu’on se demande pourquoi une telle expédition n’a pas été lancée auparavant. L’armée qui se fait passer pour une organisation humanitaire complètement inconnue, qui parvient à emmener 15 otages avec une facilité désarmante, qui met à terre le chef guérillero…Cela semble complètement irréel. Une libération “impeccable et parfaite” selon les propres mots d’Ingrid.

Et que dire de la force de cette femme, de son visage éclatant, de ses yeux brillants, de la clarté et de la beauté de son discours… Que dire d’une femme  dont le courage dépasse  tout ce que l’on peut imaginer, dont les mots défendent magnifiquement l’espoir pour son pays.

Après plus de six ans de captivité, elle n’oublie personne. Ni Dieu, ni ses peuples (Colombie et France), ni l’armée, ni les siens, ni …les médias. C’est finalement assez rare que l’on remercie les médias dans ce genre d’histoire. Ils sont le plus souvent critiqués pour leur voyeurisme. Je n’avais jamais pensé à quel point les médias pouvaient être une aide précieuse lorsqu’on est prisonnier, lorsqu’on est complètement seul et loin de tout. C’est un lien vers l’extérieur qui n’a pas de prix et dans le cas d’Ingrid, se sentir soutenue avec vigueur et constance a du être une grande aide psychologique pour tenir coûte que coûte.

Ma première pensée quand j’ai entendu la libération d’Ingrid, cela a été pour ses enfants. Ou plutôt pour ses retrouvailles avec ses enfants. Je ne peux imaginer la joie qu’elle va ressentir à ce moment là. On l’a vu forte face à sa mère à la descente de l’avion, je pense qu’on la verra magnifiquement fragile face à ses enfants dans quelques heures.

Je ne vais pas  m’étendre plus longtemps. On pourrait écrire des pages et des pages sur la formidable destinée de cette femme, sur l’incroyable libération de cette battante, sur le magnifique combat d’une très grande Dame.

Quelle joie de fêter un évènement comme celui là!!!

Bonne route Ingrid…

Ecrit par LaetiChic

6 commentaires

  • whisky boy (le à 3 juillet 2008)

    Merci pour ce post tres bien ecrit!

  • Miss Giny (le à 3 juillet 2008)

    Oui quel bonheur !

    Il est très beau ton texte.

  • Raphaël Zacharie de (le à 3 juillet 2008)

    INGRID BETANCOURT : UN SUCCES MEDIATICO-COMMERCIAL

    La libération de madame Bétancourt est en soi un fait anecdotique et ne concerne réellement que la personne elle-même et son entourage. Le reste est pur matraquage médiatique de la population. Cette histoire n’aurait jamais dû concerner les millions de lobotomisés télévisuels mais exclusivement les gens qui étaient dans la partie : famille, amis, proches politiques.

    Il ne s’agit pas des funérailles de Hugo ici, juste d’une épopée médiatico-pseudo-politique, voire simplement mondaine. Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes.

    Les médias ont pris en otage des millions de personnes qu’ils ont captivées artificiellement avec leurs méthodes habituelles de manipulations des esprits. Après le grand matraquage des masses, ce sera l’adoucisseur larmoyant qui incitera à faire écouler un pavé relatant les six ans de captivité de Bétancourt, pavé publié en centaines de milliers, voire en millions d’exemplaires.

    Bref, un excellent coup d’édition que les petits Machiavels de la presse devaient préparer depuis longtemps. Sa libération devait être attendue, commercialement parlant, depuis des années. Plus sa captivité durait, plus l’affaire prenait de la valeur. Le vin a bien vieilli depuis six ans, il n’en sera que meilleur en “produit-culturel” star des supermarchés.

    Ce sont les médias et les médias seuls qui avec patience et perversité (saupoudrées d’une bonne dose de gravité étudiée) ont fait entrer dans le crâne de qui le voulait bien des vérités unilatérales, uniformes, univoques et racoleuses. Ils ont réussi à faire croire à des millions de gens qui étaient au départ parfaitement étrangers à cette affaire que Madame Bétancourt était leur cousine, leur camarade de classe, leur voisine de palier.

    Sous prétexte d’humanisme les “créateurs d’actualité” ou “décideurs d’événements” monopolisent un fait, le médiatisent à l’échelle mondiale pour mieux niveler les sensibilités, les opinions et finalement faire converger les vues vers un seul horizon : celui choisi par eux, les médias.

    Fatalement vendeur.

    Aujourd’hui Bétancourt, à qui le tour demain de servir de prétexte au “média-marketing” ?

    La libération de madame Bétancourt est un immense soulagement, je ne le conteste pas. Mais uniquement pour les gens concernés : otages, familles, amis. Pas pour les Marcel Dupont se croyant investis d’une mission dupontesque largement orchestrée par les médias avides de pouvoir, d’actualités à leur avantage, de vision du monde à sens unique…

    Je n’ai aucune haine, juste une rage saine contre les manitous de la manipulation médiatique qui ont l’art de créer des événements à la mesure de leur intérêts mercantilo-vaniteux.

    Je refuse de me faire lobotomiser par un groupe de prétendus journalistes-humanistes à la solde des marchands de lessive. Madame Bétancourt est une invention médiatique à but lucratif en sens large du terme : faire tourner la machine à “news”.

    L’exploitation éhontée de l’affaire Bétancourt à l’avantage de faire bêler les populations dociles, de détourner leur attention, de leur faire penser à autre chose qu’à l’essentiel. Les journalistes sont des charognards prêts à toutes les manipulations pour se sentir exister, tirant profit des causes les plus “flatteuses” pour ennoblir la profession à bon compte.

    Certains prétendent que c’est l’opinion publique qui a libéré l’otage…

    Faux !

    Et quand cela serait vrai, est-ce une raison suffisante pour prendre en otage des millions d’esprits à des fins strictement privées, artificiellement montées en affaire d’Etat ?

    Cette prise d’otage est à l’origine une affaire policière et non politique. Ce sont les médias qui ont fait de cette histoire une priorité nationale. Ce sont eux qui ont “réquisitionné” l’opinion, créé l’événement à des fins journalistiques. Bref, tout ceci n’est rien qu’une opération médiatique parfaitement arbitraire, savamment ciblée pour servir les intérêts d’une corporation. Les français dupes, pauvres moutons conditionnés par les médias, se réjouissent de la libération de celle qui il y a six ans encore était une parfaite inconnue… Vaste mascarade ! On fait pleurer dans les chaumières pour cette histoire mondaine pendant que le clochard du coin n’a droit à aucune attention médiatique, lui qui est pourtant pris en otage économique depuis, 10, 15, 20 ans par la société parfaitement indifférente sur son sort. Evidemment, Dédé Lacloche le SDF du quartier qui fait la manche à la sortie des magasins, c’est moins vendeur, moins romantique, moins à la mode que Ingrid Bétancourt, otage de “qualité, faire-valoir de la “pensée de référence” au visage bien photogénique et femme nécessairement “courageuse”.

    Bref, Bétancourt est un otage télégénique susceptible d’être reçu avec le tapis rouge.

    Les médias, pervers, manichéens, sélectifs, ont fait insidieusement passer Bétancourt pour une héroïne par le simple fait de son statut d’otage. En six années d’habiles manoeuvres journalistiques quasi subliminales, le fait est établi dans les esprits.

    A quand la légion d’honneur pour Bétancourt ?

    (Que l’on ne se méprenne pas sur mon discours : il n’est nullement question ici de remettre en cause la légitimité de la libération de l’otage mais de dénoncer la prise d’otage médiatique, subtile celle-là, de millions d’esprits inaptes à la critique pour mieux les instrumentaliser. Si le but est louable, le procédé est malhonnête, anti démocratique, et même définitivement immoral. D’ailleurs on prétend fort judicieusement que sans les médias, la captive aurait été libérée plus tôt. L’effet pervers de l’écho médiatique de cette affaire est que plus on parlait de l’otage, plus il prenait de la valeur entre les mains de ses geôliers…)

    L’affaire Bétancourt est un pur produit médiatique. Qu’on me laisse au moins la liberté de ne pas penser selon les normes de cette “presse émotive”.

    Moi, je suis un bel esprit, autrement dit un lion. Et surtout pas un âne, encore moins un mouton.

    Raphaël Zacharie de Izarra

    PS

    Mes détracteurs qualifient les hommes du FARC de méchants terroristes… Objectivement ils ne sont pas plus terroristes que les Résistants de la Seconde Guerre Mondiale, considérés eux aussi comme tels à l’époque par Vichy. Les hommes du FARC, même si ce sont des criminels, ont leurs raisons d’agir ainsi. Même si je n’approuve pas leurs méthodes, ils ont leur vérité et je peux comprendre que l’on puisse penser et agir à contre-courant des masses civilisées. Les états utilisent eux-mêmes les méthodes criminelles les plus ignobles pour maintenir leur légitimité de nantis et personne ne semble s’offusquer de la chose. La prolifération de la détention de l’arme atomique en est le meilleur exemple.

    On qualifie les preneurs d’otages de terroristes. Derrière le mot TERRORISTE la réalité n’est pas toujours toute noire ou toute blanche.

    Bref, le point de vue de mes contradicteurs n’est pas le leur mais celui instillé par les médias.

    La presse demande à la population française de s’apitoyer sur le sort de Bétancourt et le peuple gagné d’avance par le discours des “gentils journalistes anti FARC” bêle en choeur ! Les médias auraient demandé de mobiliser la sensibilité nationale pour Dédé Lacloche le SDF du coin, aujourd’hui l’opinion publique ne jurerait que par Dédé Lacloche…

    A partir du moment où la population dans son ensemble suit l’ornière des sentiments médiatiques, plus de place à l’esprit critique ! La prochaine étape de “l’émotion civique” consistera à acheter le livre-témoignage de la maintenant “très courageuse” et surtout si télégénique ex-captive…
    Pour en revenir à Dédé Lacloche qui semble décidément n’intéresser aucune de ces belles âmes réglées sur les mouvements de la baguette médiatique servant une musique bien sucrée, certes il n’est pas photogénique, certes il pue, certes il bredouille quand il a bu et qu’il fait la manche au coin de vos rues. Aucun caméraman ne fait de gros plans sur sa face rougeaude et pourtant il est là tous les jours, toujours otage de notre système terroriste économique particulièrement injuste, lui et des milliers d’autres. Dédé est à portée de caméra et pourtant aucune ne prend la peine de faire un scoop sur lui. Madame Bétancourt a une réelle valeur médiatique, pas le clochard du coin dont la solitude, la souffrance, la détresse sont parfois pires et plus durables que celles endurées par “l’illustre otage” lors de sa captivité.

    Ce sont les médias qui ont choisi pour vous votre sujet d’émoi du jour : ils ne sont pas bêtes les médias, ils préfèrent servir de la Bétancourt plutôt que du Dédé, c’est beaucoup plus fédérateur.

    Et pendant que les caméras braquées sur Bétancourt pour servir au peuple (artificiellement réjouit par la liberté retrouvée d’une pseudo-connaissance) sa dose de “news” sucrées à la gloire de “l’héroïne nationale”, pendant ce temps-là Dédé Lacloche n’existe toujours pas, médiatiquement parlant. Il est pourtant sous nos yeux mais il n’a aucune valeur en terme d’image. Juste bon pour alimenter minablement les journaux de rues vendus par les SDF.

    Beau travail messieurs les journalistes ! Un peuple entier lobotomisé en six années de savantes manoeuvres subliminales…

    (Vraiment comique et pitoyable, la dérive se poursuit sur les BLOGS : l’ex-captive est maintenant accommodée à diverses sauces : “Bétancourt les images”, “Bétancourt les retrouvailles”, “Bétancourt en famille”, “Bétancourt avec Sarkozy”, etc.

    Quand je disais que l’affaire Bétancourt était une cause nationale créée de toutes pièces par les médias…

    Attendons-nous bientôt à : “Bétancourt et ses recettes de cuisine”, “Bétancourt le Loft”, “Bétancourt et ses secrets de beauté”…)

    Raphaël Zacharie de Izarra
    raphael.de-izarra@anadoo.fr
    2, Escalier de la Grande Poterne
    72000 Le Mans
    02 43 80 42 98

  • mamzellescarlett (le à 4 juillet 2008)

    Merci pour ton article, il rappelle combien cette femme est chère à chacun, car moi aussi j’ai été émue aux larmes lorsque j’ai appris sa libération.Dire qu’elle représente à peu près toute la dignité humaine, le courage, l’insoumission et l’entêtement des idées, est encore en dessous de ce qu’elle est.Ingrid est une héroîne,Ingrid est un modèle. Elle me fait penser à Nelson Mandela.

  • LaetiChic (le à 5 juillet 2008)

    Je voudrais juste revenir sur le commentaire ou plutôt l’article de Raphaël sur la manipulation des médias dans l’affaire Bétancourt.

    Bien sûr qu’aujourd’hui et pendant encore les jours à venir, les médias vont utiliser la libération d’Ingrid pour vendre du papier, pour faire des émissions spéciales…bref pour attirer les consommateurs avides de sensation que nous sommes.

    Mais le plus important dans cette histoire n’est-il pas juste le bonheur de voir une femme courageuse et intègre retrouver la liberté; n’est-il pas de voir une fille enlacer sa mère; n’est-il pas de voir une mère embrasser ses enfants après six ans d’absence.

    Et si cette femme elle-même reconnait que les médias ont représenté un soulagement pour elle, un vecteur avec l’extérieur, un lien avec sa famille, qu’avons nous à dire.

    Si le fait d’entendre sa mère tous les matins sur les ondes de radio colombiennes l’a aidé à supporter son calvaire. Si le fait d’entendre tous les messages de soutien à travers le monde l’ont fait tenir. Qu’elle importance que les journaux et les télés nous abreuvent sans cesse de son image.

    Et moi j’ai envie de la voir cette femme grandiose, j’ai envie d’entendre sa voix, j’ai envie d’admirer son sourire.

    Enfin, je trouve que parler d’un “loft Ingrid Bétancourt” banalise et dénigre les années d’oppression qu’elle vient de vivre. Je ne pense pas qu’Ingrid Bétancourt soit le meilleur sujet pour faire une thèse sur la manipulation des médias.

    Il ne faut pas oublier la femme combattante, il ne faut pas oublier ce qu’un pays comme la Colombie vit et si les médias permettent à certains d’entre nous de prendre conscience de tout ça, c’est déjà pas si mal.

  • Team Chic (le à 5 juillet 2008)

    Juste pour info, le commentaire de Raphaël qui n’en est pas un, vous risquez de le retrouver un peu partout puisque le monsieur a fait un copier-coller de son article dans beaucoup de commentaires de différents blogs.
    Je laisse son article car chacun est libre de son opinion mais comme vous avez pu le voir dans mon commentaire précédent je ne partage pas du tout son avis.

    En revanche, je salue la manipulation du monsieur pour attirer les foules sur son site…tiens n’est ce pas ce type de manœuvre invasive qu’il critiquait dans son article….

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