Alors vous avez passé un bon Noël? Festif, familial, traditionnel et surtout accompagné de somptueux vins pour lesquels vous avez montré un art de la dégustation très impressionnant aux yeux de vos proches. En tout cas, ils ont certainement été surpris par vos connaissances, non? Comment ça, non?…. Ah oui c’est vrai, il vous manquait encore la partie gustative d’une vraie dégustation.
Grâce à la Team Chic, vous allez êtes fin prêts pour le Réveillon du Nouvel An. Entre nous, c’est beaucoup plus difficile d’impressionner vos amis que vos parents qui ont toujours une larme au coin de l’oeil lorsqu’il pense au petit ange que vous étiez il y a encore quelques années.
Donc, après la phase visuelle, la phase olfactive, voici la troisième étape de notre passionnante aventure au pays de l’oenologie.
3. L’étape gustative
Bon vous avez été patients, vous avez regardé attentivement votre vin, vous l’avez humé encore et encore; le temps est venu de le mettre en bouche.
Je sais que vous avez bien attendu avant cette étape tant désirée mais ce n’est pas une raison pour avaler la moitié du verre d’un coup. Non, non, prenez une belle gorgée qui vous permet d’avoir de la matière en bouche, c’est tout.
Faîtes alors tourner le vin dans votre bouche. Les parties de la langues perçoivent des sensations différentes: plus ou moins sucrée, plus ou moins amère, plus ou moins salée…. Alors faîtes tourner.
Puis faîtes entrer de l’air dans votre bouche tout en gardant le vin. Vous avez certainement déjà vu des dégustations de vin, ou même votre papa faire son connaisseur au restaurant. Bref, ce n’est pas de la frime d’oenologues, il y a une vrai raison. L’air que vous faîtes pénétrer apporte de l’oxygène qui va libérer encore plus d’arômes.
Tout ceci étant fait, vous pouvez avaler.
De cette première gorgée, vous en ressortez toute une palette de nouvelles saveurs que vous n’aviez pas devinées auparavant pendant que d’autres arômes définis lors des précédentes étapes sont confirmés.
On dénombre 4 grandes sensations gustatives:
- l’acidité: lorsqu’elle s’exprime assez faiblement, on dit que le vin est frais, vif mais plus elle est prononcée, plus on dit du vin qu’il est vert ou très vert. C’est plus souvent le cas pour les vins blancs que pour les vins rouges.
- l’alcool: si tous les vins contiennent de l’alcool, il n’est toujours perçu de la même façon. Lorsque l’alcool s’exprime faiblement, on dit alors qu’il est dilué, léger. Mais quand la sensation d’alcool est puissante, on parle alors de vin chaud, voire brûlant.
- le moelleux: l’aspect du vin en bouche, sa consistance diffère d’une région à l’autre et même d’une appellation à l’autre. Cette sensation s’apparente presque au sens du toucher. On parle alors d’un vin ferme, mordant lorsque la sensation de moelleux est peu prononcée et de vin rond, gras ou encore oncteux lorsque le moelleux est bien présent.
- le tanin présent dans les vins rouges apporte au vin une force en bouche qui est plus ou moins appréciée selon les goûts. Il donnera plus ou moins cette impression d’âpreté, de finesse, de soyeux…
Cela demande du temps avant de pouvoir bien déceler toutes ces saveurs, tous ces arômes. Cela demande encore plus de temps pour arriver à mettre des termes précis sur chaque sensation en bouche. Du temps, des essais. Bref vous allez pouvoir déguster plein de merveilleux vins pour parfaire votre apprentissage.
Cette étape gustative est assez complexe. Nous verrons bientôt dans la 4ème leçon de notre aventure oenologique l’importance de l’équilibre entre ces 4 caractéristiques. Dégustez bien d’ici là…
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