La sortie du film de Cédric Klapisch “Paris” nous plonge dans le magnifique décor grandeur nature que nous offre la capitale. Ce n’est pas la première fois que le réalisateur met en avant la ville lumière.
“Ville Lumière”… ce surnom n’est pas anodin: Paris scintille de mille feux, elle se pare de paillettes, elle attire les projecteurs sur elle, Paris est une étoile qui aime les caméras.
Partons donc pour une balade cinématographique avec un guide nommé Cédric Klapisch.
Le cinéaste a, à de maintes reprises, prouvé son amour pour la ville. Dans “Chacun cherche son chat”, il s’intéresse plus particulièrement à la vie d’un quartier parisien (le 11ème arrondissement). La recherche du chat est un joli prétexte pour partir à la découverte de parisiens de tous âges et standings. Klapisch dresse une galerie de portraits drôles, touchants, énervants, amusants dans un Paris à taille humaine.
A taille humaine, pas tant que ça: l’héroïne se perd dans les dédales de cet arrondissement. Elle suit des chemins, des avis, des conseils contradictoires. Paris, même à travers un seul de ces arrondissements, s’assimile à un immense labyrinthe dans lequel les habitants, ne trouvant pas de porte de sortie, s’enferment dans leur petite vie.
Autre vision de notre capitale avec “Peut-être”, un film teinté de science-fiction où la ville se noie sous un désert de sable. Quand Romain Duris part à la recherche de ses repères, il sillonne un Paris méconnaissable où la grandeur, la beauté de son histoire a disparu a jamais tout comme le passé du héros qu’il essaie de récupérer par morceaux. Dans un Paris apocalyptique, Klapisch parvient à montrer tous ces petits rien qui font le quotidien de la Capitale aujourd’hui comme demain et surtout comme hier. Les terrasses bondées des troquets pour boire un café, la proximité du voisinage qui donne des allures de village à la capitale, la débrouille, la vie, les sentiments… C’est un Paris dont la magnificence disparait au profit “peut être” d’un rapprochement de ces habitants.
Enfin, “Paris”, dernière œuvre de Klapisch où la ville est mise en avant à travers tous les clichés touristiques (la Tour Eiffel, le Moulin Rouge, le métro aérien, la Sorbonne…) mais hautement symboliques. Le héros, une nouvelle fois dans la peau de Romain Duris, combattant la maladie, semble chercher espoir, courage et souvenirs dans la contemplation de la ville lumière. Il invente une vie aux passants, il se constitue une mémoire où le rôle de la ville est prépondérant. Comme à chaque fois dans ses films sur la capitale, tout n’est pas aussi lisse et caricatural que ce qu’il semble montrer. Il parvient à sortir des clichés de chaque lieu en allant chercher un autre sens derrière ce magnifique décor. La vie parisienne n’est pas forcément celle que l’on voit sur les cartes postales.
Il ressort un certain paradoxe des films de Klapisch sur Paris: un amour incontestable mais aussi une vision un peu étouffante de la ville. Ses personnages sont tous en quête de quelque chose (un chat, un passé, un courage…) enfoui dans les recoins de la ville. Un peu comme si Paris, dans toute sa splendeur et sa beauté, était vivante et vorace. Paris semble gigantesque et chacun semble y perdre un peu de lui-même. Mais ils le font tous avec dévotion car nous sommes tous fous de Paris.








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